ACOUSTIQUE

Un album de musique sacrée au style néo-classique. Enregistré avec un ensemble de cordes, vingt chœurs, une voix d’enfant et un violon électrique 5 cordes. Il s’agit ici de l’œuvre dont l’écriture est décrite dans le livre « Requiem, histoire d’une conversion spirituelle »

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ELECTRO

L’album débute par une chanson : « on vous dit qu’on vous aime ». Puis les mêmes thèmes sont réunis dans un album au style plus électronique. Si l’œuvre acoustique a pour objectif de dépouiller l’orchestration, autant que l’inspiration y consent… celui-ci est l’occasion de créer un environnement musical alternatif, qui montre que la beauté d’un thème, d’un mélodie, lorsqu’ils contiennent en eux une complétude harmonique, peut s’accorder d’arrangements nouveaux, parfois surprenants, qui les éclairent de nouvelles couleurs.

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Un PRODUCTEUR

Olivier Douce



Pas de mise au monde d’une œuvre artistique sans un producteur digne de cette étape décisive. Olivier Douce est l’un de ces hommes exceptionnels à ne pas oublier qu’il faut d’abord du cœur pour accompagner un artiste dans « l’accouchement » de son œuvre. Issu du monde des télécommunications, il a su accorder sans retenue à quelques rares élus les moyens d’offrir le meilleur d’eux-mêmes, écoutant plus chez ces artistes ce qui les motivait que ce qu’ils décrivaient de leur œuvre à mettre au monde. C’est avant tout l’homme dans sa quête qui intéresse Olivier Douce.


J’ai pu travailler ainsi en toute confiance, pendant plusieurs années sur une œuvre dont l’ambition n’a cessé de grandir au fil du temps, sans que jamais la crainte du producteur ne vienne polluer la tranquillité nécessaire à « l’égocentrisme » de l’artiste  emporté par le flot de son inspiration ! C’est justement parce que Olivier savait que le désir longtemps porté de cette œuvre avait une couleur de vérité qu’il fallait lui laisser le temps de se dévoiler à son rythme.


Et si le producteur a peut-être pensé que l’artiste se fourvoyait dans des directions imprévues et risquées, l’homme aura toujours eu l’élégance de ne rien en laissé paraître, renvoyant ainsi le compositeur à la pratique la plus authentique de son art, car s’y adjoignait naturellement le souci de s’élever à la hauteur de cette confiance.


Avec toute ma gratitude.





PRENOM MARLENE

voix  trebble

violon électrique 5 cordes







En 2006, Marlène avait 14 ans. J’ai mis plusieurs semaines à convaincre ma propre fille de jouer du violon électrique dans Requiem-Oratio ! Élève de Renaud Capuçon elle perfectionnait sa technique classique. La rencontre avec Didier Lockwood avait enrichi son jeu d’attitudes violonistiques différentes. Alors que je m’apprêtais à demander à un autre violoniste de travailler sur ce projet, le lien filial fut le plus fort, et Marlène se décidait à poser ses doigts sur ce violon électrique 5 cordes.


Son goût pour l’improvisation me permit de graver à la volée les premiers moments magiques de l’œuvre.


2006 toujours, quelques jours avant une séance d’écoute avec mon producteur Olivier Douce et n’ayant toujours trouvé d’enfant pour chanter les parties “trebble”, je demandais à Marlène d’enregistrer très vite les parties en question, quasiment en les déchiffrant. Le jour de la séance, je préviens Olivier : “attention, ne te fixe pas sur la voix d’enfant, elle est provisoire, c’est Marlène, je n’ai encore trouvé personne pour chanter ces portées…” 


Après le Tango, Olivier écoute le deuxième morceau de l’œuvre “Miserere”, se tourne vers moi, les yeux très légèrement humides, ce qui pour ce colosse pudique était inhabituel et me dit : “qu’est-ce que tu lui reproches à ta fille ?…” 


Il ne me restait plus qu’à passer à l’enregistrement définitif avec … Marlène !


2020 alors que je réorchestre entièrement la totalité de l’œuvre, Marlène y posera de nouvelles improvisations au violon électrique et sa voix d’adulte !…

UNE ARTISTE

Un hommage

REQUIEM


Je souhaite donner un sens élargi à une œuvre qui sort quelque peu d’un schéma habituel : Oh je n’ai pas eu l’intention de révolutionner le genre ! On retrouve ici les repères conventionnels: Kyrie, Dies Iræ, Pie Jesu, Libera me, Lux Æterna et… Requiem. Les changements sont plus de l’ordre de l’intention générale. Je n’ai pas voulu ce Requiem, un “messe des défunts”. Chacun de ses titres est le signe du combat entre la vie et la mort, le désespoir et la joie, le chaos et la paix, la souffrance et sa rédemption.


Le premier morceau est un TANGO. Cette danse est peut-être celle qui le mieux, illustre toutes les phases d’une vie, celle par laquelle les sentiments humains les plus excessifs, les plus doux comme les plus inquiétants, peuvent se succéder ou se croiser sans convention. Dans cet hommage rendu à ceux qui combattent, le MISERERE s’imposait de lui-même après cette danse de la vie. Les Psaumes, entendus tout au long de l’œuvre:  KYRIE, “Seigneur, entend ma voix”, LIBERA ME, DIES IRÆ… Je ne transgresse pas la tradition du genre. Le morceau traditionnel REQUIEM est volontairement placé à la fin de l’œuvre: il n’est plus tout à fait la supplication coutumière, mais la ponctuation des luttes successives, pas seulement une complainte post mortem, mais l’instant même de l’ultime passage et la rédemption qu’il appelle.


Chaque part de cette œuvre doit faire jaillir la lumière de l’ombre.


J’ai joint à ce REQUIEM, une prière : ORATIO

ORATIO


Oratio est la prière de ceux qui restent: les grands oubliés de la forme classique du Requiem. Le plus délicat des rencontres dans ce service Hospitalier auprès des personnes en fin de vie, fut sans doute l’accompagnement de ceux qui demeurent tourmentés par l’absence. De la supplique à l’abandon, de la nuit à l’espoir déçu, jusqu’à l’arrachement final, la dignité dont chacun peut fait preuve n’inspire que l’humilité et le respect qu’on se souhaite en pareille circonstance. C’est à cette part édifiante d’humanité, que j’ai souhaité rendre ici un vibrant hommage.


La parole essentielle de cette prière est la traduction slavone du Kyrie – Seigneur Prends Pitié, aussi traduit par Seigneur Offre-Moi Ta Lumière -: Gospodi Pomiluj. Le thème musical est d’inspiration slave. Je garde en mon cœur le souvenir profondément ancré des premières liturgies orthodoxes que j’ai écouté en boucle dans mon enfance. Le “Herouvimska” de Dobri Christov ou le “Credo” d’Alexandre Gretchaninov entretiennent ce sentiment de paix, cette intuition de la présence divine qui adoucirent les épreuves délicates de cette période de ma vie.


Le dernier texte de cette prière, MARANATHA, au-delà du Requiem, prolongeant ORATIO, souligne l’Espérance: signe de foi en la Lumière Divine.

LA TEAM

MARLÈNE GOULARD

Chant - voix enfant et soprane

Violon électrique 5 cordes


XAVIER GOULARD

Composition - orchestration,

Programmation - chant - clavier - computer


CHORISTES

Chœur de Radio-France - Ensemble Patrick Fouchet

ENREGISTREMENT

Des chœurs

Studio Mega - Suresnes


ENREGISTREMENT

Des solistes - et mixage

Xavier Goulard - Paris


PRODUCTION

Olivier Douce - Xavier Goulard

Î

Ú

Ö

© Xavier Goulard 2020